Nathalie Hamidi

Le pipi room et moi, un rapport conflictuel

Mes enfants étant très attachés à moi, depuis la naissance de Matthieu, je ne peux plus lire. Plus du tout. Dès que j’ai un livre dans les mains, les enfants viennent me l’arracher, c’est tout bonnement impossible de lire plus de deux lignes.

C’en est au point où il faut que je les surveille tellement que je ne peux pas aller aux toilettes cinq minutes tranquillement: dès que je ferme la porte, il y a un concert de chouignages hyper forts, et c’est le moment privilégié pour aller faire des bêtises dans la maison: taper à grands coups de massue sur mon ordinateur, faire tomber les objets précieux, s’entretuer, casser la vaisselle, etc.

Donc, dès que possible, lorsque mon mari est à la maison, je profite de cinq minutes de calme (relatif) pendant qu’il fait la loi pour aller lire une page aux toilettes. C’est généralement sans compter un enfant qui passe les doigts sous la porte ou qui trifougne la poignée pour que je me dépêche. Finalement, y’a bien que le soir quand ils sont au lit que je peux aller pisser tranquille!


This Too Shall Pass (OK Go)

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via Digitalyn, trop choubidouwow!


Les plantes et moi

Les fleurs, surtout coupées, ça me rend toute triste. Même dans un pot, elles ont tendance à mourir très vite avec moi qui ai le pouce tout sauf vert. Pour tout dire, j’ai même réussi à bousiller un ficus. C’est dire!

Je ne ressens pas le besoin de recevoir des fleurs, donc, ni régulièrement, ni jamais. Quand on veut me faire plaisir, on peut me proposer de faire un sashimi, ou me ramener des marrons glacés à l’époque de Noël, par exemple.

J’ai pourtant une affinité particulière avec les fleurs, qui me plaisent énormément – surtout quand je n’en ai pas la responsabilité. Mon tatouage est une fleur, mon ancien nickname sur IRC était fiore (qui signifie fleur en italien)…

Mon nerdisme s’applique aux fleurs aussi: mes deux ordinateurs s’appellent orchid (le portable) et blacklotus (le netbook), mon disque dur externe s’appelle ivy, mon iPhone se nomme amaranth, et ma clé USB clover.

J’aime les arbres fruitiers en particulier, qui auront une place d’honneur dans mon jardin – citronnier, figuier, cerisier… J’aime aussi les arbres et plantes qui deviennent rouges ou roses selon la saison.


It Hurts So Good 3


Ma robe de mariée était faite main

Un peu avant la date de notre mariage, il était temps de choisir une robe. À une robe qu’on ne met qu’une journée, j’avais préféré avoir une jolie bague à porter tous les jours, donc je cherchais quelque chose avec un budget riquiqui. La moindre robe, les plus laides, se trouvaient toutes autour de 500 euros minimum, c’était hallucinant. Les robes acceptables faisaient plus de mille euros.

Nous avions choisi de faire un petit mariage entre famille et amis proches, rien de faramineux, préférant garder notre argent pour faire un voyage de noce au Japon (qu’au final nous n’avons pas fait, mais c’était un choix de faire une couine de suite). Donc je m’étais dit que le mieux était de trouver une robe normale, jolie, et puis voilà (mon mari s’est marié en jeans).

Seulement, mon postérieur n’est jamais rentré facilement dans les robes tailles 36 des magasins (et puis je ne remplissais pas encore les robes de grossesse). Du coup, avec ma maman, nous sommes allées acheter du tissu, du fil, et on s’est mises au travail pour me confectionner une robe (rose, mauve et violette, ce qui n’étonnera pas ceux qui me connaissent).

On en a un peu bavé avec la vieille machine à coudre de ma grand-mère, il faut bien l’avouer, mais en deux semaines, on avait fait quelque chose de plutôt joli, et qui m’allait pile poil. C’était sans compter les huit kilos que j’ai perdu en début de grossesse, ce qui fait que je nageais un peu dans la robe le jour J, mais c’est pas grave, c’est des bons souvenirs!

Bilan de l’opération robe de mariée: 120 euros. Priceless!


It Hurts So Good 2

Anna Paquin and Stephen Moyer in True Blood


Je suis friande de culture sur la linguistique

Ceux qui me connaissent un minimum savent déjà que je cause bizarre, avec un jargon qui n’appartient qu’à moi, et qui englobe vaguement un peu tous les mots qui me plaisent dans les langues que je connais (ou que j’apprécie), mis au goût du jour et irmoulifiés ad nauseam.

J’adore quand mon mari m’explique les différents keigo de la langue japonaise, comment les mots varient énormément d’un dialecte italien à un autre, malgré la proximité des villes (en une vingtaine de kilomètres, on ne comprend déjà plus rien, et quasiment chaque patelin a son dérivé linguistique), et j’adore frangliser à tout va.

Je pète de bonheur quand je comprends un bout de phrase dans une langue qui m’est inconnue, ou que je trouve par réflexion un sens français un peu vieillot à un terme récent dans la bouche d’un habitant d’un autre pays.

Si vous ne me comprenez pas, c’est pas très grave. Quand je suis de bonne humeur, c’est possible de me demander d’expliquer un de mes termes vernaculaires. Sinon, ben, tant pis pour vous!


It Hurts So Good

Stephen Moyer joue le rôle de William "Vampire Bill" Compton