Nathalie Hamidi

Du début à la fin

Je ne supporte pas de prendre une série, de quoi que ce soit, en cours. Je ne me sens pas heureuse tant que je n’ai pas eu tous les détails, du début à la fin, d’une histoire.

C’est une des raisons pour laquelle mon mari me fait généralement lire des standalone en comic books, parce que déjà pour capter quoi que ce soit aux relations entre les personnages, il faut se lever tôt (et avoir un spoilmaster à disposition), et puis parce qu’il sait pertinemment que je vais réclamer le tout premier épisode et vouloir lire les issues qui précèdent celle que je dois lire.

J’ai déjà du mal à capter les histoires si elles sont un tant soit peu compliquées – je refuse de lire pour lire, et je réclame de comprendre les histoires dans lesquelles j’investis du temps.

De plus, j’aime aussi tout savoir pour spotter les contradictions et divers fumbles qui arrivent parfois, lorsqu’un auteur ou réalisateur se contredit.


Smart Is the New Sexy


J’ai la capacité de récupération d’une moule

Lorsque je m’endors tard, je suis bonne à rien le lendemain matin. Si on me force à aller à une soirée, il me faut toute une semaine pour récupérer de ma fatigue.

Quand je me réveille tôt ou en pleine nuit parce qu’un de mes enfants m’a réclamée, je fais le zombi le reste de la journée.

Pourtant, je ne suis pas le genre de personne à faire des grasses matinées, et livrée à moi-même sans autre interférence, j’avais l’habitude de me lever vers 7 heures du matin chaque jour.

Seulement, comme j’ai commencé à être vieille dès le jour où je suis née, j’ai aussi la capacité de récupération d’une octogénaire arthritique ayant eu comme parents une moule neurasthénique et un bulot dépressif. Il manque plus que les fringues genre 5ème âge finissant et la couronne mortuaire.


Oz


J’ai décidé de laisser pousser mon accent français

J’ai du mal. À force de devoir franciser à mort autour de moi quand je parle anglais, et à force que même mon mari – seul avec qui je puisse parler anglais facilement – ne me comprenne pas quand j’essaie de parler avec l’accent, eh bien j’en ai marre.

Alors, comme Michel dans Gilmore Girls, j’ai décidé que j’allais embracer mon accent français, et le pousser au maximum. C’est déjà quelque chose qui me donnait beaucoup de succès avec les Italiens, pour qui l’accent français est très agréable à entendre.

Alors allons-y gaiement et it is time! À moi l’anglais francifié à mort. Si les gens ne me comprennent pas, tant pis, de toute manière ils ne me comprenaient déjà pas avant!


What’s Up People?

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Je fais la cuisine au pif

En cherchant bien, je dois bien avoir une measuring cup quelque part dans l’appartement. J’ai dû l’utiliser quelque chose comme deux fois depuis dix ans que nous habitons ici.

Je ne suis quasiment jamais de recette: une fois compris les ingrédients et l’ordre des opérations pour faire un plat, je l’adapte ensuite “à ma sauce”. Le truc étant de cuisiner plusieurs fois la même chose jusqu’à ce que j’ai raffiné la recette dans ma tête. Ensuite, ça devient automatique. J’ai les mesures dans l’oeil, je vois à peu près ce que font 20cl ou 500g, et donc je fais “au pif”.

Pour les recettes où il y a peu de marge, je fais plus attention: par exemple, s’il n’y a pas assez (ou trop) de beurre dans la pâte, ça ne sera pas aussi bon (ni aussi facile à étaler). Par contre, pour les plats de tous les jours, je “corrige” en rajoutant un peu de crème, une tomate de plus, quelques pâtes ou bien un peu de condiments au fur et à mesure, jusqu’à ce que ça me soit plaisant visuellement (et olfactivement).


Kira